Curiosité de géopolitique locale
Pour tenter d’y voir clair, on partira d’un constat intéressant établi par trois chercheurs montpelliérains de l’université de Montpellier dans un article de 2022 intitulé Le vote métropolitain et ses fractures : l’exemple de Montpellier, borné au périmètre administratif de la métropole. Notons d’abord que le taux de pauvreté est de 27 % selon l’Insee en 2019, soit près du double de la moyenne nationale. C’est un des éléments à prendre en compte, d’autant qu’il contredit puissamment les discours habituels sur la ville.Pour E.Négrier, J-P Volle, le constat est brutal en 2022 : « L’autre enseignement, valable à Montpellier comme dans les autres métropoles, est le décalage abyssal entre la politique nationale et la politique territoriale, pour l’essentiel gouvernée par des partis en déroute.». Si « décalage abyssal » vise particulièrement la commune de Montpellier, alors l’attitude de ces chercheurs a bien changé vis-à-vis des socialistes. Ils étaient plus indulgents avec G.Frêche. On y trouve aussi une erreur, une révélation ou un acte manqué : « Si les villes situées au nord de Montpellier, dans sa périphérie directe, placent Jean-Luc Mélenchon en seconde position, Marine Le Pen le devance à mesure que l’on s’éloigne de la capitale régionale. ». Montpellier serait-elle encore capitale régionale en 2022 ?